mercredi 1 novembre 2017

La nuit du renard, Mary Higgins Clark

La nuit du Renard
Mary Higgins Clark

Genre : Policier
Edition : Le livre de poche
Pages : 285
Prix payé : Gagné lors d'un concours
Lu du 29 au 31 Octobre 2017
Ma note : 4/5

Ronald Thompson doit mourir sur la chaise électrique. Témoin terrorisé, le petit Neil a affirmé, au cours du procès, le reconnaître comme le meurtrier de sa mère. Mais Ronald a toujours clamé son innocence. À quelques heures de la sentence, l'enfant est enlevé avec une jeune journaliste amie de son père, par un déséquilibré qui se fait appeler Renard. Il les séquestre dans la gare centrale de New York. Le kidnappeur menace de faire sauter une bombe au moment précis où le condamné sera exécuté. Existe-t-il un lien entre ces deux terribles faits divers ? Un innocent va-t-il payer pour le crime d'un autre ? Une course contre la montre s'est engagée...



Même si le policier n'est pas mon genre de prédilection, je ne suis pas contre du bon suspens de temps en temps. Pour cela, je me dirige plutôt vers Agatha Christie qui est une valeur sûre pour moi, notamment grâce à son classique Dix petits nègres que j'avais adoré ! 
Mais grâce au concours organisé par Carnet Parisien et les éditions Le livre de poche que je remercie vivement, j'ai eu l'occasion de découvrir Mary Higgins Clark pour la première fois.

Ce roman débute avec le point de vue de Arty, appelé également le Renard, sur le point d'exécuter le plan qu'il a préparé minutieusement : enlever le fils de Steve Peterson dont il a assassiné la femme quelques années auparavant, ainsi que sa nouvelle compagne Sharon, dans le but d'obtenir une rançon et de fuir le pays. 

En parallèle, le livre évoque également le sujet de la peine de mort car le jeune Ronald Thompson est condamné à mort pour le meurtre de Nina Peterson (l'épouse de Steve), alors qu'il clame son innocence. Son exécution est prévue très prochainement, et c'est justement à cette heure précise que Renard va déclencher la bombe qui mettra fin à la vie de Neil et de bien d'autres personnes qui se trouveront sur place, à la gare. 

Ce que j'ai apprécié dans ce livre, c'est que nous entrons dans le vif du sujet de suite. Nous savons à quoi de nous attendre. Il n'y a pas d'interminables présentations des personnages comme a l'habitude de faire Agatha Christie, mais nous suivons alternativement le point de vue de chacun, ce qui nous permet d'apprendre à les connaître. Particulièrement Renard, le tueur en série. Nous analysons petit à petit sa psychologie, et nous nous rendons compte que c'est un véritable psychopathe. Pour lui, le moindre regard qu'une femme peut poser sur lui en le croisant par hasard dans la rue, est synonyme d'attirance. Il pense que toutes les femmes l'aiment et le désirent. C'est justement cela qui l'a conduit à ces meurtres car quand il se rend compte que ce n'est pas le cas, cela le met dans un état de rage incontrôlable

De son côté, Steve est littéralement terrifié depuis le meurtre de sa femme. Il y a de quoi. Elle a été étranglée dans sa propre maison. Il est donc constamment inquiet pour son fils Neil. D'ailleurs, ce dernier ne se remet pas non plus de la mort de sa maman. Il en fait des cauchemars, et inconsciemment, il sait qui est le véritable meurtrier. 

De plus, le récit se passe durant deux jours. De l'enlèvement au dénouement. Et durant tout ce temps, nous changeons régulièrement de point de vue, mais surtout de cadre spatio-temporel. Par exemple, nous vivons un événement avec Renard, et le paragraphe d'après nous ramène à ce moment précis mais avec un autre personnage. Et c'est cela qui a contribué à cette frustration que j'ai ressentie tout le long, car je me suis souvent dit "et si seulement il avait ça au lieu de ça" !

Le livre est très court, moins de 300 pages. Arty est tellement précis dans tout ce qu'il fait que je me demandais vraiment comment il allait pouvoir se faire prendre. Et si ça allait arriver. J'attendais le dénouement avec impatience, et celui-ci arrive à la dernière page seulement. Le suspens est à son comble. Une véritable course contre la montre. 
L'autrice en fait ni trop, ni pas assez. L'écriture est simple et efficace, avec des tournures de phrases qui participent au stress permanent que l'on ressent durant cette lecture. 

Si comme moi vous n'êtes pas adepte du genre policier, mais que vous voulez ressentir du frisson de temps en temps, laissez-vous tenter par ce roman. Et j'espère qu'il vous fera le même effet qu'à moi.

"Steve composa le numéro des Perry, puis changea d'idée. Il raccrocha, traversa la gare au pas de course. Dévalant quatre à quatre les escaliers qui menaient au quai, il monta dans le train au moment où les portes se refermaient. 
Au même instant, un homme et une femme passaient devant la cabine téléphonique qu'il venait de quitter. La femme portait un long manteau gris déformé. Un foulard d'un bleu crasseux lui couvrait la tête. L'homme avait un bras passé autour d'elle. De l'autre main, il agrippait un gros sac de toile kaki."
P. "50


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4 commentaires:

  1. Tu m'as rafraichie la mémoire, je l'ai lu il y a tellement d'années que j'avais oublié l'histoire. Par contre je me rappelle que je l'avais adoré aussi, l'intrigue est haletante. J'ai hate d'aller voir le crime de l'orient d'express d'Agatha Christie qui sort le 14/12.

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    1. Ha je ne savais pas pour le film ! ça me donnera peut être envie de lire le livre alors :)

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  2. Merci de m'avoir rappelé cette lecture très ancienne pour moi mais haletante. Je me souviens qu'à la fin de chaque chapitre, au moment le plus crucial, on passait à un autre narrateur ce qui me poussait à dévorer les pages ! Quel suspens ! J'avais trouvé aussi que c'était un excellent thriller.

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    1. Avec plaisir :D Oui, de plus les chapitres sont vraiment très courts, donc ça contribue à nous mettre encore plus en haleine ;) Merci pour ton passage ici :)

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