mardi 26 mai 2020

Ciao Bella, Serena Giuliano


               

Ciao Bella
Serena Giuliano 
Genre : Contemporain, Développement Personnel
Edition : Pocket
Pages : 272
Lu du 23 au 25 Mai 2020
Ma note : 4/5

Grandir, pardonner et manger des pâtes.

" J'ai peur du chiffre quatre. C'est une superstition très répandue en Asie. Le rêve ! Enfin des gens qui me comprennent ! Je devrais peut-être déménager...
– Vous avez beaucoup d'autres phobies ?
– Vous avez combien d'années devant vous ? "
Anna a peur – de la foule, du bruit, de rouler sur l'autoroute, ou encore des pommes de terre qui ont germé... Et elle est enceinte de son deuxième enfant. Pour affronter cette nouvelle grossesse, elle décide d'aller voir une psy.Au fil des séances, Anna livre avec beaucoup d'humour des morceaux de vie. L'occasion aussi, pour elle, de replonger dans le pays de son enfance, l'Italie, auquel elle a été arrachée petite ainsi qu'à sa nonna chérie. C'est toute son histoire familiale qui se réécrit alors sous nos yeux...À quel point l'enfance détermine-t-elle une vie d'adulte ? Peut-on pardonner l'impardonnable ? Comment dépasser ses peurs pour avancer vers un avenir meilleur ?
Attention, la lecture de Ciao Bella pourrait avoir des conséquences irréversibles : parler avec les mains, écouter avec le cœur, rire de tout (et surtout de soi), ou devenir accro aux pasta al dente.


Depuis le confinement, les romans de Serena Giuliano étaient dans ma wish-list à force de les voir passer sur la toile. Les couvertures et l’attrait à l’Italie me faisaient grandement envie, étant une amoureuse de ce beau pays. 
C’est donc en allant à la librairie, que son nouveau roman était en tête de gondole, que j’ai voulu me plonger dedans. Ma libraire m’a cependant conseillé de lire Ciao Bella en premier pour découvrir l’autrice. Me voilà donc partie avec ce petit roman d’environs 260 pages sous le bras. 

Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Et j’avoue que le début ne m’a pas vraiment emballée… Nous suivons Anna, une jeune femme, épouse et mère de famille. Le roman commence et sera constitué jusqu’à la fin de dialogues entre elle et sa psychologue, ainsi que des passages de sa vie quotidienne. 
Ce qui m’a un peu déroutée au départ, c’est le fait qu’Anna ne fait que se plaindre, de tout, tout le temps. Un véritable schtroumpf grognon. Et il était difficile pour moi de m’attacher à ce personnage au mauvais caractère. Cependant, la plume de l’autrice m’a de suite séduite. Elle est très agréable à lire, avec beaucoup de références et de descriptions de situations improbables imaginées par notre personnage principal. Les mots en italien ajoutaient un charme supplémentaire. 

Puis, vient le moment où j’ai compris. J’ai compris qu’Anna est une personne extrêmement angoissée par tout ce qui l’entoure et est sujette aux crises d’angoisse. Elle a tout simplement besoin d’aide, d’où ses séances chez la psychologue. Nous apprenons que beaucoup de ses peurs viennent de son enfance difficile. Je me suis donc mise à sa place, étant moi-même une personne anxieuse de nature, et je l’ai finalement appréciée.
A partir de là, le lecteur ne peut être qu’attentif au moindre de ses progrès, à toutes ses petites victoires qui changent tout. Elle continue de se plaindre comme au début sur tous les sujets abordés ici, mais je pense que c’est le trait de caractère d’Anna que l’autrice à voulu mettre en avant. Nous voyons malgré cela qu’Anna est une femme sensible, aimante et aimée, gentille, empathique, féministe, créative. Elle prend son envole en créant un blog, car elle sait décrire ses pensées d’une façon juste, simple et brute. Cela va complètement changer sa vie et j’ai adoré suivre cette évolution. 
Sans oublier les passages sur sa vie familiale, avec son mari qui la complète parfaitement, ses deux enfants, sa Nonna, ses parents, sa sœur, ses amies, son Italie natale. 

En fin de compte, les pages se sont tournées rapidement, le roman a été lu en deux jours et la fin fut magnifique. Je suis également en admiration pour cette sublime couverture : une espèce de bulbe qui pousse, avec la partie supérieure qui nous rappelle forcément l’Italie, et plus précisément la Cote Amalfitaine ; en dessous, les racines qui nous rappellent les racines italiennes d’Anna mais également son côté sombre en elle avec ses angoisses et ses peurs qui vont finir par évoluer positivement …  

Je conseille vivement ce roman ! Facile et rapide à lire. Je l’ai lu après Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, de Raphaëlle Giordano, et c’était un enchaînement de lectures parfait ! J’ai hâte de me plonger dans son nouveau roman et j’espère voyager en Italie (ce qui m’a manqué un peu ici malgré les nombreuses évocations de ce pays). 

"J'aime écrire car cela ne fait pas de bruit. L'écriture permet de crier en silence, de pleurer sans larmes, de communiquer sans paroles. Parler c'est terrifiant."
P. 116


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