lundi 15 juillet 2019

Je vous demande le droit de mourir, Vincent Humbert et Frédéric Veille

Je vous demande le droit de mourir
Vincent Humbert et Frédéric Veille

Genre : Témoignage
Edition : J'ai lu
Pages : 186
Lu du 8 au 9 Juillet 2019
Ma note : 


" Monsieur Chirac, je vous demande le droit de mourir.."
Cette supplice , datée du 30 novembre 2002, s'adressait au président de la République française, qui ne pouvait y répondre favorablement puisque la loi, en France, n'autorise pas l'euthanasie. Et pourtant ... Lorsqu'on lit le message boulversant que nous envoie Vincent Humbert depuis son lit d'hopital de Berk, on ne peut qu'être troublè : quand la médecine ne peut plus rien pour vous, quand vous êtes le spectateur impuissant de vos tortures, pourquoi vous serait-il refusé (toutes considérations religieuses mises à part) d'en obtenir la fin ?

La fin d'un supplice : c'est ce que Vincent souhaite, avec détermination et des arguments terribles ... En attendant, veillé quotidiennement par une mère-pietà dont l'amour et le dévouement n'ont d'égale que sa propre douleur et assisté par un ami avec lequel il communique par signes, il lance dans ce livre un appel pathétique. Pour que les condamnés de la vie puissent obtenir, s'ils le réclament, une libération dans la dignité.


Cela faisait un certain temps que je souhaitais lire un récit concernant le droit à l'euthanasie. Je me suis donc tournée vers cet ouvrage, à une date symbolique pour moi, puis terminé dès le lendemain. Je ne suis peut-être pas la personne la plus légitime pour me sentir concernée par l'euthanasie, mais je pense tout de même que oui : ayant accompagné mon papa durant son combat contre la maladie et le handicap, il avait évoqué cela à plusieurs reprises. 

Lorsque j'ai lu ce livre, nous étions également à la fin de l'affaire Vincent Lambert. Et d'en entendre parler tous les jours m'a encore plus motivée à découvrir l'histoire de Vincent Humbert.

Jeune homme de 19 ans, sa vie "s'est arrêtée" un soir de Septembre 2000, lorsqu'il est victime d'un terrible accident de la route. Après s'être fait "retiré la rate, réparé son poumon, recousu son foie et ouvert sa boite crânienne pour traiter un œdème", il est resté un mois dans le coma avant de se réveiller. Mais en étant tétraplégique, aveugle et muet

Lorsqu'une personne est victime d'un accident, ou d'un AVC par exemple, il y a plusieurs étapes à passer
- savoir si cette personne va s'en sortir vivante
- découverte des séquelles 
- si séquelles il y a, retrouver des facultés motrices et/ou cognitives à force de persévérance et de rééducation
- peut-être que des progrès se feront ressentir 
- puis, le moment où il n'y a plus de progrès. La personne stagne au meilleur de ce qu'elle a pu retrouver.
Oui, j'arrondis les angles. Mais c'est le chemin que prennent beaucoup de victimes. Ainsi que Vincent. 

Grâce à l'envie d'y croire de sa maman, Vincent arrive de nouveau à communiquer : il fait des pressions avec son pouce sur des lettres de l'alphabet, ces lettres deviennent des mots puis des phrases. Vincent a donc retrouvé ses facultés cognitives. Un esprit bien pensant, mais dans un corps qui ne répond pas. 
Vous imaginez ? "Vivre" en étant désormais aveugle, muet, en étant alimenté par sonde... Etre allongé dans un lit, savoir que la terre continue de tourner mais que vous, vous êtes comme spectateur de cela ? 
C'est maintenant la vie que mène Vincent : réveillé à 6h, être nettoyé, être passé du lit au fauteuil en attendant l'arrivée de sa maman, être repassé dans le lit, être tourné toutes les trois heures pour éviter les escarres...Et quand vient la nuit, ce sont des longues insomnies puisque c'est la nuit que le cerveau fonctionne le plus. Et attendre encore et toujours que le même rituel recommence... 
Qui arriverai à s'imaginer vivre 80 ans ainsi ? Certainement pas Vincent ! Qui va élaborer un plan A, un plan B et un plan C afin d'avoir le droit à l'euthanasie. En commençant par écrire à Jaques Chirac.  

En ce qui me concerne c'est clair : le droit à l'euthanasie devrait être un choix que tout le monde puisse faire. Et nous devrions pouvoir aider à accompagner nos proches de manière descente avec une prise en charge digne de ce nom pour ne pas vivre cela en étant caché, comme cela arrive encore à tant de personnes aujourd'hui.

Se dire que cela n'arrive pas qu'aux autres. Que ferions-nous si nous devenons comateux, dans un état végétatif, si une maladie nous frappe ? Nous devrions tous nous poser la question au moins une fois. Et pour commencer, penser aux directives anticipées


"Ce n'est pas de cette mort là que je veux. La vraie mort, celle que je souhaite, une mort dont on ne revient pas, cette mort là est bien plus belle. Elle est belle parque c'est le vide total. Il n,'y a plus rien. Vous ne souffrez plus et vous ne faites plus souffrir les autres."
P. 181

mercredi 3 juillet 2019

Un amour vintage, Isabel Wolff

Un amour vintage
Isabel Wolff

Genre : Chick-Lit
Edition : Pocket
Pages : 469
Lu du 22 Juin au 02 Juillet 2019
Ma note : 4,5/5


Phoebe Swift vient d’ouvrir une boutique de vêtements d’occasion à Blackheath. Pour surmonter sa tristesse due à la mort de sa meilleure amie, Emma, elle se réfugie dans son métier : rendre à ces merveilleuses pièces vintage leur splendeur passée et leur offrir une nouvelle vie.
Quelle est l’histoire de ces vêtements vintage ? Quels secrets révéleraient-ils s’ils pouvaient parler ?
Un jour, Phoebe rencontre une vieille dame française, Thérèse, qui souhaite lui vendre quelques robes et costumes élégants. Parmi sa garde-robe, Phoebe découvre un manteau d’enfant bleu ciel, datant des années 1940. Dans un premier temps, Thérèse préfère garder le secret sur l’histoire de ce manteau, mais au fur et à mesure que les deux femmes deviennent amies, elle se confie à Phoebe. Phoebe écoute l’histoire du petit manteau bleu ciel sans se douter que celui-ci a un lien profond et intime avec sa propre vie…


Il y  a quelques semaines je suis allée un dimanche matin au marché aux puces de ma ville. Cela faisait un bon moment que je n'y étais plus allée, mais j'aime toujours autant me déplacer de stand en stand afin de trouver des livres. 
J'ai donc trouvé Un amour vintage, je ne connaissais pas l'autrice, mais comme je comptais me plonger dans du chick-lit incessamment sous peu, je l'ai acheté. 
Et comme j'ai bien fait ! Je ressors de ce roman non pas bouleversée, mais étonnée positivement par les sujets qui y sont abordés. 

Tout d'abord, nous avons une petite palette de personnages qui ont tous leur importance. Quand j'y repense, je trouve qu'il est rare de voir un roman où chaque personnage, même secondaire, a un rôle à jouer. 
Nous avons Phoebe, notre personnage principal féminin. La quarantaine, récemment séparée de son ex fiancé, elle ouvre une boutique de vêtements vintage. Sa maman aussi est divorcée depuis peu et ne supporte pas le fait que son mari soit avec une femme beaucoup plus jeune, elle se renseigne donc sur toute sorte de chirurgie esthétique. Il y a Dan, un journaliste un peu loufoque, daltonien et très attachant avec ses cheveux bouclés et son incapacité à assortir les couleurs de ses vêtements. Miles, un homme d'une cinquantaine d'années que Phoebe va rencontrer à une vente aux enchères. Il a une fille de seize ans, Roxane, trop gâtée et capricieuse. Et enfin Mme Bell, une vieille dame qui est en fin de vie et qui va vendre ses beaux vêtements à Phoebe. De là naîtra une amitié intense entre les deux femmes qui vont se confier leur histoire personnelle. Sans oublier les clientes de la boutique

Ensuite, les thèmes que nous offre l'autrice sont très bien menés. Nous y parlons de deuil, de cinéma, de monoparentalité, du monde de la mode vintage évidemment, mais nous nous retrouvons aussi propulsés au cœur de la seconde guerre mondiale et des déportés juifs. Le tout s'entremêle à la perfection, avec une écriture juste et fluide

De plus, nous voyageons de l'Angleterre à Avignon, à L'île Sur La Sorgue et en plein dans les vendanges.

Enfin, le message de cette histoire est tout à fait évident après toutes ces péripéties : ne pas passer les heures, les jours, les mois, les années de notre vie à regrette quelque chose qui s'est -ou ne s'est pas- passé. Car le temps est bien trop précieux. 

Je ne peux que vous recommander ce livre qui est parfait pour la saison actuelle. J'ai moi-même hâte de découvrir un autre titre de cette autrice. 


Ce que j'ai lu avant : 


  

dimanche 30 juin 2019

Retour à Cedar Cove, T2 : "Un printemps à la Villa Rose", Debbie Macomber

Retour à Cedar Cove
Tome 2 : "Un printemps à la Villa Rose"
Debbie Macomber

Genre : Contemporain
Edition : Ebook
Pages : 368
Lu du 10 au 19 Juin 2019
Ma note : 4/5

Installée depuis peu à Cedar Cove, Jo Marie commence à s'y sentir chez elle et ses voisins sont devenus ses plus proches amis. Avec l'arrivée du printemps, elle a hâte de réaliser son dernier projet en date, la roseraie qu'elle a conçue en souvenir de Paul, son mari décédé. Tout en continuant à faire son deuil, elle prend plaisir à accueillir ses clients et à les aider sur le chemin de leur propre guérison. Annie Newton est venue en ville pour préparer les noces d'or de ses grands-parents. Quoiqu'excitée à la perspective de cette fête de famille, elle est encore meurtrie par la rupture de ses fiançailles. Pire, Annie est forcée de revoir Oliver Sutton, qui l'a taquinée sans merci tout au long de son enfance. Mais les meilleures fêtes s'achèvent par une surprise, et celle-ci ne fera pas exception. Femme d'affaires, Mary Smith a connu les plus grands succès dans sa carrière. Désormais atteinte d'une grave maladie, elle ne peut plus échapper à un douloureux regret. Près de dix-neuf ans plus tôt, elle a rompu avec son seul véritable amour, George Hudson, et revient à Cedar Cove pour obtenir son pardon. Bonheur et compassion sont au rendez-vous pour Jo Marie, Annie et Mary, alors qu'elles se réconcilient avec leur passé et se tournent résolument vers l'avenir. Ue printemps à la Villa Rose est un des romans les plus chaleureux de Debbie Macomber.


Comme vous le savez peut-être, je suis cette lectrice qui adore choisir ses lectures en fonction des saisons. J'ai lu le T1 de cette trilogie en automne dernier, et j'ai lu celui-ci à la fin du printemps. Et encore une fois je suis satisfaite de mon choix. 
Si je devais résumer ce roman : une histoire toute douillette.

C'est donc le printemps à la Villa Rose, où Jo Marie est sur les chapeaux de roue à quelques jours de sa journée portes ouvertes. Elle est toujours aussi épanouie dans sa maison d'hôtes qui est très souvent occupée. Seule ombre noir au tableau, Mark qu'elle a engagée pour tous ces petits et gros travaux, prend un peu trop son temps pour installée sa roseraie tant rêvée. Comme je le voulais à la fin de ma lecture du premier tome, l'autrice met en avant Rover, le petit chien adopté par Jo Marie qui est si attendrissant et intelligent. 

Ici, le thème du deuil est présent. 
Tout d'abord avec Jo Marie qui reçoit plus d'informations concernant la disparition de son mari. Elle garde l'espoir fou qu'il est peut-être encore en vie, quelque part. Même si elle se prépare à avoir la confirmation que son corps a été retrouvé.
Ensuite nous rencontrons Mary, qui soit avoir entre quarante et cinquante ans je pense. Sa carrière professionnelle a brillé tout au long de sa vie. Mais aujourd'hui, tout est remis en question à cause du diagnostique qui a été posé : Mary est atteinte d'un cancer. Encore et toujours ce fameux cancer ... Elle décide donc de partir de New York pour quelques jours, et venir à Cedar Cove. Pourquoi là ? Car cette bourgade est non loin de Seattle, où vit son amour de jeunesse jamais oublié, ainsi qu'une autre personne inconnue en quelques sortes. Trouvera-t-elle le courage de contacter George ? 
Enfin, nous faisons la connaissance de Annie. Jeune femme récemment séparée de son fiancé. Elle a louée des chambres à Cedar Cove pour accueillir sa famille afin de fêter les noces d'or de ses grands parents. Grands parents qu'elle a toujours adulés mais qui maintenant enchaînent disputes sur disputes. Sans parler de Oliver, jeune homme qu'elle a connue petite fille, proche de la famille, mais qu'elle a du mal à supporter. 

Sans surprise, j'ai beaucoup apprécié de suivre l'évolution de l'intrigue concernant Mary. Tout ce qui touche au cancer me touche à moi aussi. J'ai quelques fois eu les larmes aux yeux, mais l'autrice à cette capacité d'écrire sur des sujets difficiles avec une douceur appréciable. 
Et le fait d'être dans cette maison d'hôtes si bien tenue est toujours très plaisant. 
En ce moment je vie une période avec pas mal de déceptions, notamment avec mon déménagement tant attendu qui ne fait qu'être repoussé. Et ce roman m'a aidé en me donnant la douceur dont j'ai besoin.


jeudi 16 mai 2019

Le porte-bonheur, Nicholas Sparks

Le porte-bonheur
Nicholas Sparks

Genre : Contemporain, Romance
Edition : Michel Lafon
Pages : 380
Lu du 23 Avril au 2 Mai 2019
Ma note : 4/5

Quand le Marine Logan Thibault découvre la photo d'une jeune femme souriante lors de son 3ème jour en Irak, son instinct lui conseille de ne pas s'en occuper. Au lieu de ça, il se rend à la base pour chercher le propriétaire. Personne ne la réclame, il la garde donc dans sa poche. 
Bientôt, Thibault semble avoir la chance de son côté. Que ce soit au poker ou au combat (2 membres de son unité ont été tués là où il a survécu). Son ami Victor a une explication : la photo lui porte bonheur.
De retour dans le Colorado, Thibault ne peut se sortir cette photo (et la jeune femme) de l'esprit. Convaincu qu'elle détient le destin entre ses mains, il décide de partir à sa recherche à travers le pays. S'attendait-il à la trouver en Caroline du Nord, dans le corps d'une jeune mère divorcée ? Se pourrait-il qu'elle soit la femme qu'il a attendu toute sa vie ? 
Passionnément attiré par Elizabeth, Thibault garde le secret sur la photo mais il se pourrait bien que la chance finisse par tourner...



Voilà maintenant très longtemps, des années pour être exacte, que j’ai envie de découvrir Nicholas Sparks. C’est aujourd’hui chose faite avec Le porte bonheur, et je ne compte pas m’arrêter là. Cela tombe bien car ma médiathèque propose plusieurs de ses ouvrages

Ici nous sommes quelque part au Etats-Unis. Dans une de ces petites bourgades où tout le monde se connaît. Les gens qui naissent ici n’en partent jamais vraiment. C’est le cas de Beth, une jeune femme de 28 ans. Institutrice, elle est également maman d’un jeune garçon nommé Ben et divorcée du père. Son temps est réparti entre son travail, l’éducation de son fils et l’aide qu’elle apporte à sa grand-mère dans le chenil qu’elle tient
En parallèle, nous faisons la connaissance de Thibault, un jeune soldat qui a connu les guerres d’Irak. S’il a survécu à toutes les attaques, c’est selon lui grâce à la photo trouvée par terre représentant une jeune femme. Il ne l’a connait pas, mais elle est devenue son porte bonheur. 
Rentré de mission, il va tout mettre en œuvre pour retrouver cette jeune femme. Il va commencer par prendre la route à pieds, accompagné de son fidèle ami Zeus, un berger allemand. 

Nos deux protagonistes vont finalement se rencontrer alors que rien ne laisser supposer cela. Thibault est vraiment parti de rien pour arriver à cette rencontre. A partir de là nous alternons les points de vue. 
Celui de Thibault qui ne croit toujours pas en sa chance. Grâce à plusieurs flash-back concernant sa vie de soldat, nous pouvons comprendre ce qu’il a enduré et ce qui le rend ainsi aujourd’hui. Droit, gentil, patient, honnête, protecteur. Il réfléchit beaucoup mais parle peu. Ne s’encombre pas de paroles inutiles dans une conversation. C’est l’un de ces aspects que j’ai apprécié chez lui. Il n’est pas insociable, ou dans un état de stress post-traumatique. Mais sait se faire discret tout en étant présent. Avec lui, on peut ne pas parler sans sentir un malaise. 
Alors que selon moi, Beth a besoin de parler justement. Elle est tombée enceinte assez jeune, est resté mariée peu de temps avec Keith. Et depuis le divorce elle n’a jamais réussi à construire une nouvelle relation. Nous en apprenons la cause au fil de la lecture. Et malgré ses sentiments naissants au fur et à mesure pour Thibault, elle se demandera ce qui l’a mené ici, si il cache quelque chose. C’est son côté méfiant qu’on ne peut lui reprocher. 
De plus, nous sommes assez régulièrement dans la tête de Keith également. L’ex mari de Beth et le père de Ben. Un monsieur « je suis ici chez moi » de par son nom de famille. Malsain et violent. Nous passons du « bien » au « mal » au court des chapitres, et j’ai été admirative de voir à quel point l’auteur se glisse dans le mental de ses personnages en faisant évoluer son vocabulaire et sa plume.  Nous savons quand nous sommes dans la peau de Thibault et dans celle de Keith, il n’y a aucun doute. 

Je ne voudrais pas oublier de dire un mot sur Zeus. Un personnage qui a une très grande importance selon moi. Un chien devient le compagnon de vie de la personne qui saura lui ouvrir son cœur. Zeus et Thibault sont inséparables. Personnellement je ne pouvais pas les imaginer l’un sans l’autre. D’ailleurs Zeus est présent tout au long du livre. Il a une très grande place et j’ai apprécié sa présence. 

Je me rends compte que j’ai lu énormément de romans catégorisés « jeunesse », avec des personnages qui sont souvent en âge du lycée ou de la fac. Aujourd’hui, à 24 ans, j’apprécie également grandement suivre des personnages plus matures. Qui ont déjà un certain vécu. Et je pense que je pourrais retrouver cela facilement dans les romans de Nicholas Sparks. 


Et si vous lisiez : 

 





mercredi 17 avril 2019

Les sorcières de North Hampton, Melissa De La Cruz

Les sorcières de North Hampton
Melissa De La Cruz

Genre : Romance, Fantastique 
Edition : Le livre de poche
Pages : 352
Lu du 12 au 17 Avril 2019
Ma note : 4/5


Joanna Beauchamp et ses filles Ingrid et Freya vivent à North Hampton, à la pointe de l’île de Long Island. La ville, belle et brumeuse, semble comme figée dans le temps, et les trois femmes y mènent une vie en apparence paisible.
En réalité elles sont de puissantes sorcières. Joanna peut ressusciter les morts et guérir les blessures graves. Ingrid, passionnée de livres, prédit le futur et tisse des fils qui résolvent les problèmes d’infertilité et d’infidélité. Enfin Freya, la fille rebelle, possède les charmes et potions capables de guérir les peines de cœur.
Mais depuis des centaines d’années, les trois femmes n’ont pas le droit d’utiliser leurs pouvoirs. Jusqu’au jour où Freya, partagée entre deux frères séduisants, et prise dans un dangereux jeu de désir, met son secret en péril. 


Me revoilà avec un livre = un article, car l'inspiration est là. En effet, cela fait plus d'un mois et demi que je suis dans le T5 de Outlander et que je n'arrive pas à avancer. Non pas que je sois en panne de lecture mais il est terriblement long et ennuyeux ! Pourtant je veux tellement faire défiler les pages que je me retrouve à lire que ça et rien d'autre ...
Heureusement, la fin de mon premier contrat de travail en tant qu'auxiliaire de puériculture s'est terminé, ce qui m'a laissé une semaine de temps libre avec ma prise d'un nouveau poste. J'ai eu très envie d'en profiter pour aller à la médiathèque et je ne suis pas repartie les mains vides ! 

Je n'ai rien lu de cette autrice auparavant, ce livre a donc été choisi par hasard. Je suis aujourd'hui totalement satisfaite de ma lecture ! Avoir quitté l'ambiance de Outlander pour aller à North Hampton et découvrir les aventures de trois sorcières m'a fait le plus grand bien. 

Nous suivons Ingrid, 30 ans, bibliothécaire et célibataire depuis toujours. Timide et réservée. Sa soeur, Freya, serveuse de nuit dans un bar. Plus dévergondée et libre de son corps s’apprête à épouser Bran, un beau jeune homme à l'air parfait. Et leur mère, Joanna, qui va trouver du réconfort auprès d'un petit garçon qui lui rappellera son fils perdu. 
Il faut savoir que nos sorcières ont déjà vécu des centaines d'années. Ce côté là restera un peu un mystère pour moi, n'ayant pas totalement compris le système des "renaissances" répétées. J'ai par contre été très intéressée par l'évocation d'autres époques qu'elles ont pu vivre. Particulièrement la période de la chasse aux sorcières à Salem (je suis d'ailleurs curieuse de lire autre chose à ce sujet, si vous avez des recommandations n'hésitez pas!). 

Une intrigue va se mettre en place avec laquelle nous naviguerons en eaux troubles les trois quarts du roman car d'étranges événements se produisent dans cette ville : enlèvements, meurtres, suicides, pollution marine ... Nos protagonistes vont se trouver mêlées malgré elles à tout cela. En effet, elles n'ont pas le droit d'utiliser leurs pouvoirs depuis un procès qui a eu lieu il y a un certain temps. Mais selon elles, il y a prescription et elles vont s'autoriser quelques écarts, qui ne seront pas sans conséquences. 

En parallèle, la romance a une très grande place avec Freya. Amoureuse de son fiancé, mais attirée par le frère de celui-ci. Plus sombre et mystérieux. J'ai d'ailleurs été surprise par quelques scènes, qui pour moi n'ont pas leur place dans un roman catégorisé "jeunesse, ado". A ne pas mettre entre les mains des plus jeunes selon moi. 

Tous les sujets abordés par l'autrice s'entremêlent très bien et font passer d'agréables moments au lecteur. Je suis ravie de ma lecture et de la vitesse à laquelle j'ai terminé ce livre. Et avec une fin inattendue, j'ai hâte de lire le tome suivant !






Tome 2 : "Le doux baiser du serpent" - Lu du 4 au 10 Mai 2019 - Ma note : 2,5/5

 

Je n'ai pas attendu bien longtemps avant d'emprunter à la médiathèque le deuxième tome. Et même si il a été rapidement lu (peut être que je voulais vitre passer à autre chose), je me demande sincèrement à quoi il a servi ... Ce que je retiens du l'intrigue ? Le fils prodigue de Joanna et jumeau de Freya, Freddie, est de retour ; Freya a retrouvé son grand amour Killian mais lequel est accusé par Freddie de l'avoir laisser accuser de la destruction du pont et donc d'avoir été banni ; Ingrid va jouer les effarouchées avec Matt et prendre sous son aile une bande de Pixies... 
Ce que j'ai tant apprécié dans le tome précédent concernant la mythologie des sorcières, nous le retrouvons que très brièvement ici à la fin du roman. 
Mais ce qui m'a vraiment dérouté ici c'est l'impression d'une plume différente et trop superficielle. En décrivant des détails qui ne sont pas importants. Tous nos personnages, principaux et secondaires, ont également la même manière de parler. Si nous lisons seulement les dialogues je pense qu'il serait difficile de deviner qui est qui ! Est-ce un problème lié à la traduction ? Un gouffre est présente entre les deux tomes
Concrètement, je trouve que nous n'avons pas vraiment avancer. Je ne vois même pas comment il est peut être le lié entre le premier et le troisième. J'espère d'ailleurs que ce dernier tome fera remonter le niveau de cette trilogie.



Et si vous lisiez :