dimanche 3 décembre 2017

Sorcières, Tome 1 : "Bianca", You, Alexine

Sorcières
Tome 4 : "Bianca"
You, Alexine

Genre : BD, Fantastique
Edition : Dupuis
Pages : 56
Lu le 1er Décembre 2017
Ma note : 3,5/5

Venise la Sérénissime est régie dans l'ombre par de riches familles... Et si le pouvoir de la plus puissante d'entre elles reposait sur les dons occultes de ses femmes ? L'une d'elle, Bianca, jeune fille à l'esprit libre, peut-elle dans le même temps affirmer son indépendance, protéger sa soeur Carmine et vivre au grand jour son amour pour Gabriele ?



Tout ce qui a pour objet La Sérénissime m'attire depuis que j'y suis allée. Je ne cesse de regarder des reportages à ce sujet, et dès que je trouve des livres où l'histoire se passe dans cette ville, je prends sans hésiter. 

Nous suivons ici Bianca, une jeune femme qui est la mal aimée de sa famille. Elle passe donc la plupart de son temps avec son meilleur ami / amoureux Gabriele
Nous faisons également la connaissance de sa petite sœur Carmine, et de sa grand mère. Cette dernière tyrannise cette petite en lui inculquant un rythme de vie très stricte afin de la préparer à son rôle prévue par une prophétie "Et de la fille de ma fille naîtra une enfant et de cette enfant deux enfants. La seconde sera celle tant attendue."

Petit pitch prometteur, mais nous allons bien au-delà de cela : révélations, secrets de famille, complots sont au rendez-vous. 

Sans oublier la présence lourde et froide de la grand mère, qui est un personnage fort de cette BD. Véritable tyran, à la tête du conseil des Sages, c'est à dire les plus hauts décisionnaires de Venise malgré les Doges. Toutes les planches qui lui sont consacrées représentent très bien son caractère mauvais et malveillant

Il me semble que le deuxième volume nous fait partir en Egypte auprès d'un autre personnage, d'après le résumé. Ce qui est dommage, j'aurai bien voulu connaitre la suite. Mais que cela ne vous démotive pas à cette lecture ! C'est une fin ouverte, nous pouvons imaginer la suite comme bon nous semble. 


                                           


vendredi 1 décembre 2017

Cold Winter Challenge 2017


Pour ma deuxième participation qui se déroulera du 1er Décembre 2017 au 31 Janvier 2018, Margaud nous laisse beaucoup de liberté concernant notre sélection de livres.
"Le but est de choisir 1 menu minimum et de remplir la condition de lecture du menu choisi. Ou de choisir plusieurs menus. Pour le reste de votre PAL vous êtes totalement libre (froid ou pas, Noël ou pas)."



MA SELECTION


- La magie de Noël : un livre en lien avec cette fête (de près ou de loin) 



- Flocons magiques : un livre du genre fantasy, fantastique ... bref magique, mais pas forcément en lien avec Noël ou l'hiver


   


- Stalactites ensanglantées : un polar/thriller qui se passe durant l'hiver, ou durant une période froide 



dimanche 26 novembre 2017

Belgravia, Julian Fellowes

Belgravia
Julian Fellowes

Genre : Historique
Edition : 10/18
Pages : 523
Prix payé : 8€80
Lu du 8 au 26 Novembre 2017
Ma note : 4/5

Le 15 juin 1815, le bal devenu légendaire de la duchesse de Richmond réunit à Bruxelles tous les grands noms de la société anglaise. La plupart des beaux officiers présents ce soir-là périront quelques heures plus tard sur le champ de bataille de Waterloo, faisant de cette réception l'une des plus tragiques de l'histoire. Mais cette nuit va aussi bouleverser le destin de Sophia Trenchard, la ravissante fille du responsable de l'intendance du duc de Wellington. Vingt-cinq ans plus tard, les Trenchard, en pleine ascension sociale, se sont installés dans le nouveau quartier de Belgravia et pensaient laisser derrière eux ces terribles événements. Mais dans un monde en mutation où l'aristocratie côtoie désormais la classe émergente des nouveaux riches, certains sont prêts à tout pour que les secrets du passé ne menacent pas leurs privilèges...Amours contrariées, intrigues entre classes sociales, sans oublier le rôle des domestiques : on retrouve dans ce roman tout le talent et le charme de l'auteur de Dowton Abbey.


En préparant aujourd'hui ma chronique, je me rends compte que j'ai passé un sacré moment sur ce roman ! Presque 20 jours. Cela ne veut pas dire que je n'ai pas apprécié ma lecture, au contraire. J'ai adoré me replonger dans cette Angleterre du XIXème siècle que j'aime tant

L'intrigue débute en 1815 à Bruxelles, où Sophia Tranchard et ses parents sont invités à un bal organisé par la Duchesse de Richemond. Le père de Sophia, James, est le chef de ravitaillement des armées. Ils ne sont pas issus de la haute société Anglaise, mais ils ont eu leurs invitations grâce à Edmund Bellasis, le meilleur parti du moment
Le bal est finalement interrompu par l'arrivée de l'armée de Napoléon qui va donner engendrer la bataille de Waterloo

Nous retrouvons notre famille Tranchard 25 ans plus tard. Grâce aux ambitions sociales de James, la famille est montée dans la société et a fait fortune. Ils vivent à Belgravia, le beau quartier de Londres. Malheureusement, il ne se rend pas compte qu'il se fait manipuler. Ils sont invités à des dîners et des thés dans le but de servir les intérêts de leurs hôtes. Ces gens ont aucune considération pour eux en dehors du profit qu'il peut leur apporter. 

Je pense que je vais m'arrêter là en ce qui concerne le résumé car il y a un événement particulier qui n'est pas abordé dans sur la quatrième de couverture et que nous apprenons au fil des pages au début de la lecture. 
Mais nous imaginons bien qu'avec plus de 500 pages écrites par l'auteur de Dowton Abbey, il va se passer mille et une péripéties
Chaque famille a fait son bout de chemin durant ces 25 ans. Chez les Tranchards, James et Anne vivent avec leur fils Oliver, un peu plus jeune que Sophia, et sa femme Susan. Même si ils vivent dans le luxe et ont du personnel à leur service, nous ressentons qu'il y aura toujours cette barrière entre eux et les nobles.
Du côté des Bellasis, le père et la mère d'Edmund doivent sans cesse s'armer de patience face à une partie de leur famille qui se ruine et qui attend avec impatience leur futur héritage.
Quand soudain, un jeune industriel sorti de nul part, Charles Pope, s'offrir les faveurs de ces deux familles et les réunir malgré lui

Trahison, chantage, mensonges, tromperies, révélations, secrets sont au rendez-vous. Sans oublier l'intervention régulière des serviteurs qui pourra que nous faire penser à Dowton Abbey. 

Mention spéciale pour les deux dernières pages du roman, qui m'ont donné un sentiment de satisfaction, et qui prouvent que le karma existe. 



"Lady Maria, je combattrais des dragons, je marcherais sur des charbons ardents, je traverserais la Vallée de la Mort, si je pensais avoir la moindre chance de conquérir votre coeur."
P. 299

dimanche 5 novembre 2017

Le Bois sans dessus dessous et autres histoires conthées, Clémentine Ferry, Sanoe

Le Bois sans dessus dessous et autres histoires conthées
Clémentine Ferry, Sanoe

Genre : Bande dessinée, Album
Edition : Lumignon
Pages : 88
Prix payé : 15€
Lu le 1er Novembre 2017
Ma note : 4,5/5


À travers dix contes, les héros du Bois Sans Dessus Dessous nous emmènent dans des aventures gourmandes. Loirs, hérissons, grenouilles, chauve-souris : tous ont en commun le thé, qui sert de fil rouge à travers leurs différentes histoires. Ces petits contes initiatiques bien ciselés abordent des thèmes aussi variés que le vivre ensemble, la timidité ou encore l’acceptation de soi.


Depuis mes lectures Des Carnets de Cerise, je me suis découvert une véritable passion pour les albums jeunesses. Pas les BD pour apprendre à lire comme j'en offre souvent à mon neveux (en ce moment c'est Titeuf, mais je fais le tris car je trouve qu'il dit quand même beaucoup de bêtises!), mais de beaux albums avec de jolies images sur un thème défini, et qui va plaire aussi bien aux petits qu'aux grands. Personnellement je garde mon âme d'enfant à 23 ans. 

Encore une fois, c'est grâce à Margaud que j'ai entendu parler des éditions du Lumignon, que je découvre avec ce livre. 

Aimant les animaux, appréciant les côtés cocooning de l'automne, et succombant chaque jour au thé, j'étais certaine que ce petit album allait beaucoup me plaire. 

Durant ces 88 pages, nous lisons dix petites histoires conthées, mettant en scène des animaux de la forêt, notamment du Bois Sans Dessus Dessous
Chacune est constituée d'images, d'une morale, et de thé. Car la particularité de ces habitants est qu'ils ont tous en commun cette boisson, qui est leur gagne pain, une tradition ancestrale ou encore une manière de soigner. 
J'ai été amusée de voir comment nos objets de thé pouvaient bien servir à ces petits êtres, et étonnée en découvrant qu'une boule à thé est devenue un sous marin, que des sachets de thé ont pu fabriquer un barrage, ou que des brisures de théières ont servi à construire un atelier de couture





Lorsque je l'ai commencé, je pensais que j'allais lire une histoire de temps en temps durant le mois de Novembre, mais finalement il m'a fait une journée ! 
Le seul petit point négatif qui fait que ce n'est pas un coup de cœur : le prix. Je trouve que 15€ pour un livre broché, de moyenne taille, et en noir et blanc est un peu excessif. Je m'attendais à un album de la taille d'une BD, et avec des dessins de couleur. Mais ces derniers sont tout de même merveilleusement bien fait et adorables. Et il faut savoir encourager les éditions telles que celle-ci !

Il fait désormais parti de ma collection de beaux livres que je garderai toujours, et j'ai hâte de continuer à découvrir cette édition avec "Une saison chez les sorcières". 

"Il était réconfortant de voir que le chagrin de l'un rejoignait celui de l'autre et qu'en parlant, on pouvait en guérir."
P.75



         




Et si vous lisiez : 








mercredi 1 novembre 2017

La nuit du renard, Mary Higgins Clark

La nuit du Renard
Mary Higgins Clark

Genre : Policier
Edition : Le livre de poche
Pages : 285
Prix payé : Gagné lors d'un concours
Lu du 29 au 31 Octobre 2017
Ma note : 4/5

Ronald Thompson doit mourir sur la chaise électrique. Témoin terrorisé, le petit Neil a affirmé, au cours du procès, le reconnaître comme le meurtrier de sa mère. Mais Ronald a toujours clamé son innocence. À quelques heures de la sentence, l'enfant est enlevé avec une jeune journaliste amie de son père, par un déséquilibré qui se fait appeler Renard. Il les séquestre dans la gare centrale de New York. Le kidnappeur menace de faire sauter une bombe au moment précis où le condamné sera exécuté. Existe-t-il un lien entre ces deux terribles faits divers ? Un innocent va-t-il payer pour le crime d'un autre ? Une course contre la montre s'est engagée...



Même si le policier n'est pas mon genre de prédilection, je ne suis pas contre du bon suspens de temps en temps. Pour cela, je me dirige plutôt vers Agatha Christie qui est une valeur sûre pour moi, notamment grâce à son classique Dix petits nègres que j'avais adoré ! 
Mais grâce au concours organisé par Carnet Parisien et les éditions Le livre de poche que je remercie vivement, j'ai eu l'occasion de découvrir Mary Higgins Clark pour la première fois.

Ce roman débute avec le point de vue de Arty, appelé également le Renard, sur le point d'exécuter le plan qu'il a préparé minutieusement : enlever le fils de Steve Peterson dont il a assassiné la femme quelques années auparavant, ainsi que sa nouvelle compagne Sharon, dans le but d'obtenir une rançon et de fuir le pays. 

En parallèle, le livre évoque également le sujet de la peine de mort car le jeune Ronald Thompson est condamné à mort pour le meurtre de Nina Peterson (l'épouse de Steve), alors qu'il clame son innocence. Son exécution est prévue très prochainement, et c'est justement à cette heure précise que Renard va déclencher la bombe qui mettra fin à la vie de Neil et de bien d'autres personnes qui se trouveront sur place, à la gare. 

Ce que j'ai apprécié dans ce livre, c'est que nous entrons dans le vif du sujet de suite. Nous savons à quoi de nous attendre. Il n'y a pas d'interminables présentations des personnages comme a l'habitude de faire Agatha Christie, mais nous suivons alternativement le point de vue de chacun, ce qui nous permet d'apprendre à les connaître. Particulièrement Renard, le tueur en série. Nous analysons petit à petit sa psychologie, et nous nous rendons compte que c'est un véritable psychopathe. Pour lui, le moindre regard qu'une femme peut poser sur lui en le croisant par hasard dans la rue, est synonyme d'attirance. Il pense que toutes les femmes l'aiment et le désirent. C'est justement cela qui l'a conduit à ces meurtres car quand il se rend compte que ce n'est pas le cas, cela le met dans un état de rage incontrôlable

De son côté, Steve est littéralement terrifié depuis le meurtre de sa femme. Il y a de quoi. Elle a été étranglée dans sa propre maison. Il est donc constamment inquiet pour son fils Neil. D'ailleurs, ce dernier ne se remet pas non plus de la mort de sa maman. Il en fait des cauchemars, et inconsciemment, il sait qui est le véritable meurtrier. 

De plus, le récit se passe durant deux jours. De l'enlèvement au dénouement. Et durant tout ce temps, nous changeons régulièrement de point de vue, mais surtout de cadre spatio-temporel. Par exemple, nous vivons un événement avec Renard, et le paragraphe d'après nous ramène à ce moment précis mais avec un autre personnage. Et c'est cela qui a contribué à cette frustration que j'ai ressentie tout le long, car je me suis souvent dit "et si seulement il avait ça au lieu de ça" !

Le livre est très court, moins de 300 pages. Arty est tellement précis dans tout ce qu'il fait que je me demandais vraiment comment il allait pouvoir se faire prendre. Et si ça allait arriver. J'attendais le dénouement avec impatience, et celui-ci arrive à la dernière page seulement. Le suspens est à son comble. Une véritable course contre la montre. 
L'autrice en fait ni trop, ni pas assez. L'écriture est simple et efficace, avec des tournures de phrases qui participent au stress permanent que l'on ressent durant cette lecture. 

Si comme moi vous n'êtes pas adepte du genre policier, mais que vous voulez ressentir du frisson de temps en temps, laissez-vous tenter par ce roman. Et j'espère qu'il vous fera le même effet qu'à moi.

"Steve composa le numéro des Perry, puis changea d'idée. Il raccrocha, traversa la gare au pas de course. Dévalant quatre à quatre les escaliers qui menaient au quai, il monta dans le train au moment où les portes se refermaient. 
Au même instant, un homme et une femme passaient devant la cabine téléphonique qu'il venait de quitter. La femme portait un long manteau gris déformé. Un foulard d'un bleu crasseux lui couvrait la tête. L'homme avait un bras passé autour d'elle. De l'autre main, il agrippait un gros sac de toile kaki."
P. "50


Et si vous lisiez :